Menu et carte de restaurant
Un menu de restaurant qui se lit vite et qui dit ce que la loi impose.
Le menu est lu par chaque client, à chaque service, souvent dans une lumière moyenne et avec une décision à prendre en une minute. Il porte aussi des mentions que la réglementation impose, et il change dès que la carte ou un prix change.
Cette page traite le menu de restaurant imprimé : ce qu’il doit dire, sous quelle forme, et comment le mettre à jour sans tout réimprimer. Hugo vous aide à concilier lisibilité, obligations et rythme de votre cuisine.
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Les mentions du menu et l’affichage extérieur
La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) résume les obligations dans sa fiche sur les droits et obligations des restaurateurs : « L’affichage des prix est obligatoire tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des établissements ». À l’intérieur, des cartes et menus identiques à ceux affichés dehors sont tenus à disposition, et « le professionnel a l’obligation de préciser l’origine des viandes bovines, porcines, ovines et de volaille ».
- Les prix, taxes et service compris là où un service est perçu, avec la mention « Prix service compris ».
- Sur les menus, l’indication que la boisson est comprise ou non.
- Le prix du couvert, s’il est facturé, sur les menus et les cartes.
- Pour un menu à tarif réduit servi à certaines heures, l’horaire exact.
- À l’extérieur, la liste des menus ou la carte du jour pendant le service, et au moins à partir de 11 h 30 le midi et 18 h le soir, ainsi que les prix de cinq vins, ou de cinq boissons couramment servies si l’établissement ne sert pas de vin.
La même fiche précise que « le professionnel ne peut pas utiliser uniquement un QR code » pour ces affichages, que les prix restent libres, et que les fausses mentions valorisantes sont interdites, qu’elles portent sur l’origine (« régional », « fermier ») ou sur le type de fabrication (« maison », « du chef »). Un support lisible sans téléphone, imprimé ou affiché, reste donc nécessaire, même avec une carte en ligne.

Allergènes : une information écrite
Le règlement (UE) n° 1169/2011 sur l’information des consommateurs rend obligatoire, pour les plats servis non préemballés, l’indication des substances ou produits provoquant des allergies ou intolérances ; son annexe II en liste quatorze catégories, des céréales contenant du gluten aux mollusques, en passant par les œufs, le lait, les arachides, les fruits à coque, le céleri, la moutarde, le sésame, le soja, le lupin, les crustacés, les poissons et les sulfites au-delà d’un certain seuil.
En France, le décret n° 2015-447 du 17 avril 2015 prévoit que, dans les lieux où sont proposés des repas à consommer sur place, l’information sur les allergènes, ou les modalités selon lesquelles elle est tenue à disposition, est portée à la connaissance du client « sous forme écrite, de façon lisible et visible des lieux où est admis le public » ; dans le second cas, l’information elle-même reste disponible par écrit.
Concrètement, l’information peut figurer plat par plat sur la carte, dans un tableau à part ou dans un document tenu à disposition, selon ce que votre conseil et votre organisation retiennent. Ce qui relève de la mise en page, c’est de rendre ce dispositif lisible sans encombrer le menu : pictogrammes, lettres ou renvoi vers une fiche ; nous recommandons d’expliquer la clé sur la carte elle-même.
Carte, feuille du jour, set de table, chevalet

| Support | Usage | Mise à jour |
|---|---|---|
| Carte reliée ou pochette | La carte complète, manipulée à chaque service | Pages ou feuillets remplaçables |
| Feuille du jour | Une feuille, souvent quotidienne | Imprimée sur place dans un support durable |
| Set de table | Menu court lu pendant l’attente | Réimpression en quantité |
| Chevalet de table | Offre du moment, dessert, boisson | Insert changé sans toucher au support |
| Affichage extérieur | Menus et carte du jour visibles de la rue | Cadre fixe, feuille remplaçable |
Le bon support est celui qui se met à jour au rythme réel de votre carte. Une carte qui change chaque semaine ne se relie pas ; un menu fixe peut, lui, mériter une belle impression. Nous proposons souvent de séparer le durable, le support aux couleurs du restaurant, et le variable, la feuille imprimée sur place ou en petite quantité.
Lisible à table, résistant en salle
Un menu se lit vite : corps de texte suffisant, contraste franc, une hiérarchie qui sépare les plats, les descriptions et les prix, et des prix alignés que l’on ne cherche pas. Les descriptions restent courtes et exactes : le plat servi doit correspondre à ce qui est écrit.
Le support passe de main en main et croise des verres : papier épais, plastification ou pochette lavable se choisissent avec l’imprimeur selon l’usage. Nous proposons de remettre le fichier d’impression, un gabarit modifiable pour les mises à jour courantes et la liste des mentions à vérifier avant chaque bon à tirer ; les repères communs figurent sur les pages carterie et impression professionnelle.
Un exemple pour un restaurant de quartier
Un restaurant de quarante couverts change sa carte à chaque saison et son menu du midi chaque jour. Il retient un support imprimé aux couleurs de l’enseigne, fixées avec la création graphique, une carte saisonnière sur feuillets remplaçables, une feuille du jour imprimée sur place dans le même support et, à l’extérieur, un cadre fixe pour la feuille du jour. La liste des allergènes est renvoyée à un tableau plat par plat, tenu à jour par la cuisine et signalé sur chaque carte.
Ce restaurant est inventé ; l’exemple illustre la répartition entre le durable et le variable.

Quantité et budget
La quantité se calcule sur le nombre de tables, l’usure et le rythme des changements de carte, pas sur le prix unitaire. Le budget dépend du travail de mise en page, du nombre de supports, des matières, des finitions et des quantités ; un support durable et des feuillets renouvelés coûtent différemment d’une réimpression complète à chaque saison. Aucun tarif n’est annoncé avant d’avoir vu votre carte.
Questions fréquentes
- Un QR code peut-il remplacer la carte imprimée ? Pas à lui seul : la DGCCRF précise que le professionnel ne peut pas utiliser uniquement un QR code pour les affichages obligatoires.
- Quel papier pour un menu de restaurant ? Celui qui résiste à votre service : la question se règle sur échantillon, avec l’usage et le nettoyage en tête.
- Faut-il indiquer les allergènes sur la carte elle-même ? L’information, ou la façon d’y accéder, doit être portée par écrit, de façon lisible et visible, à la connaissance des clients ; la carte, un tableau à part ou un document à disposition sont des formes possibles, à valider avec votre conseil.
- Peut-on écrire « fait maison » ? Une mention « maison » qui ne correspond pas à la réalité est une fausse mention valorisante, interdite ; vérifiez avec votre conseil avant de l’imprimer.
- Comment changer un prix sans tout réimprimer ? En séparant le support durable et la feuille variable, ou en prévoyant des feuillets remplaçables.
Votre carte change-t-elle souvent ?
Apportez à Hugo votre carte actuelle, votre rythme de changement et le nombre de couverts. Nous choisirons ensemble les supports, leur mise à jour et les mentions à contrôler.